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LE SILENCE DU CREPUSCULE

  • 6 Juin 2015.

    Cela parait simple, mais c’est dur de raconter sa vie et d’être juste dans ses souvenirs. C’est difficile d’être honnête avec soi même et de choisir les bons mots... Quand j’ai commencé à publier sur ce site, j’avais des objectifs bien précis. J’avais un message à faire passer. Je pensais que j’en étais capable. Je croyais avoir les réponses…

    Aujourd’hui, 6 juin 2015, 02h11. Je viens de sécher mes larmes, qui ne s’arrêtaient plus de couler depuis une vingtaine de minutes… Une fois de plus j’ai besoin d’écrire. Je croyais que plus on vieillissait, mieux on comprenait. Mais c’est faux. Je m’enfonce dans un tourbillon sans fin. Chaque jour qui passe,  j’ai mal ; toujours un peu plus.

    Je pensais être forte, je pensais que le pire était derrière moi. La mort de mes parents, de mon grand-père… Leurs souffrances… Mon frère…J’ai le sentiment que le pire est à venir. Je vois trouble... Je me perds…

    Quand j’étais enfant, j’avais, par moment, l’impression de flotter sur un nuage... L’impression que ma vie était devant moi, qu’elle m’appartenait et que j’en ferais ce que je souhaitais. C’était une sensation de bonheur véritable.

    Légèreté, insouciance.

    Souvent, ces dernières années, j’ai essayé de ressentir ça de nouveau. Juste une fois. De positiver, d’apprécier ce que j’ai. Deux merveilleux enfants. Et leur père qui m’aime et avec qui je vis depuis dix ans.

    Mais je ne ressens rien. Que de la tristesse, de la nostalgie. Il n’y a que mes enfants qui me donnent véritablement du bonheur. Et sans eux je ne ressens rien.

    Comme beaucoup de gens, je pense à la mort. Comme si c’était la prochaine étape, comme si ma vie était finie, alors que je n’ai que 28 ans. Je me sens prisonnière, à l’étroit, étouffée, par un homme qui m’aime trop et que je n’aime pas assez.

    Mon seul rêve aujourd’hui serait de me retrouver seule avec moi-même un long moment. Quelques semaines. Dans un désert. Pouvoir prendre du recul sans être parasité par les problèmes et l’influence du quotidien qui me pèse terriblement.

    Cet ennui lancinant.

    C’est presque un besoin vital, je le sens au fond de moi. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas me séparer des mes enfants, ne serais ce que quelques jours. Être loin d’eux. Leur manquer. Cela m’est insupportable...

     

    Je me sens seule, là, devant mon écran. A écrire, pour moi-même et pour je ne sais qui.

    Vu du dehors, qui pourrait penser à tout ce noir que j’ai sur le cœur.

    Je danse avec mes enfants. Je cuisine. Je fais des projets. J’entretiens. Je lis des histoires. J’embrasse les bleus de mon fils quand il tombe. Je souris à mon mari. J’encourage mes amies. Je fabrique de la pâte à sel. Je plie le linge. Je ris aux éclats.

    Je fais tout ce que fait une femme ordinaire.

     

    Combien sommes-nous à vivre dans le paraitre. A enfouir nos émotions profondes. Nos instincts. A ne pas coordonner nos actes et nos pensées.

    Combien sommes-nous à être honnête avec nous-mêmes.